Taylor Wessing fait une entrée remarquée â Paris
C'est une ouverture en fanfare que s'est offert Taylor Wessing, le firme jusqu'alors anglo-allemande, pour son arrivée è Paris. En effet, le cabinet ouvre avec trente deux avocats dont neuf associés, issus pour l'essentiel par la scission presque complète du département TICE (Technologies de l'Information, Communication Entertainment) de Landwell.
Suivi par de nombreux clients majeurs, l'équipe qui réalisait près de 19 millions d'euros d'après nos sources, quitte la firme pluridisciplinaire, dont le modèle leur parait remis en cause par la Loi de sécurité financière. Entretien avec Arnaud de Senilhes, managing partner de Taylor Wessing Paris et membre de l'international Board.
DSFD: Pourquoi avez-vous décidé de quitter Landwell, alors que vous en étiez un des piliers ?
Arnaud de Senilhes: J'ai effectivement travaillé dix ans d'abord chez Pricewaterhouse puis au sein de Landwelt, où j'ai créé le département TICE (Technologies de l'Information, Communication Entertainment) Je n'en suis pas parti de gaîté de coeur. Avec les obligations nées de la loi Sarbanes Oxley et la Loi sur la Sécurité Financière, j'ai fait partie des associés qui militaient pour une séparation totale de l'audit et du juridique & fiscal. Je pense que les incompatibilités audit/conseil, et les rotations d'auditeurs qu'impose la loi rendront la pratique d'avocat très difficile dans les Big. La décision de maintenir un modèle intégré pour PwC et Landwell nous a conduit à partir.
DSFD : Quels éléments vous ont poussé à choisir Taylor Wessing?
A. de S.: Lorsque le bruit de notre départ a commencé à courir, nous avons été contactés par plusieurs cabinets, français et étrangers. Nous nous étions fixé trois critères pour le choix de notre partenaire: trouver un cabinet où il n'existait pas encore d'équipe en place à Paris pour éviter les conflits ; un cabinet n'ayant pas une présence trop forte aux Etats-Unis, pour ne pas perdre les liens privilégiés que nous développons avec certaines firmes locales ; et enfin un cabinet avec une réputation de premier plan en IP et Media. Seul Taylor Wessing répondait réellement à ces trois exigences. Dès lors tes négociations ont été plus rapides que nous ne le pensions et n'ont duré que quelques semaines.
DSFD : Quels sont vos projets de développement?
A. de S.: Nous comptons nous renforcer très prochainement en matière de private equity et d'immobilier, deux domaines où Taylor Wessing a une expertise de premier plan. Des contacts sont déjà en cours. Au niveau international, Taylor Wessing devrait renforcer et développer son implantation en Europe, notamment en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas et en Italie.
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